Ensemble Scolaire Edmond Michelet - Brive (Corrèze)

Sylvie Pierre promue Chevalier des Palmes Académiques

dimanche 1er juillet 2018

Ce vendredi 22 juin, Mme Sylvie Pierre, Chef d’établissement des Écoles Notre Dame - Jeanne d’Arc de notre Ensemble Scolaire, a reçu les insignes de Chevalier des Palmes Académiques, des mains de M. Paul Malartre, ancien Secrétaire Général de l’Enseignement catholique, en présence de Mme Marie-Claude Moncorger, et de Sœur Mireille Jean Noël de la Tutelle des Soeurs de Nevers, de M. Yves Berthon, Directeur interdiocésain, de M. François David, Chef d’établissement, de nombreuses personnalités et membres de notre Communauté éducative.

Vous trouverez, ci-dessous, les textes des discours prononcés à cette occasion par Mme Moncorger, M Malartre et Mme Pierre

Discours de Madame Marie-Claude Moncorger, Déléguée de la Tutelle des Sœurs de Nevers


Chère Sylvie,

C’est un plaisir et un honneur pour notre tutelle d’être présente aujourd’hui à l’occasion de la remise de ton insigne de Chevalier des Palmes académiques.

Cela traduit un parcours personnel et professionnel exemplaire au sein du groupe scolaire Edmond Michelet, au cœur de notre réseau des établissements sous tutelle de la congrégation des Sœurs de Nevers et de façon plus générale dans l’enseignement catholique au service de l’éducation.

C’est une femme de conviction, qui est entrée dans notre réseau comme professeur à l’Ecole Notre Dame - Jeanne d’Arc, puis comme chef d’établissement en 2002.

Alors, tu as exercé ce métier avec passion et nous avons très rapidement apprécié tes qualités humaines, relationnelles et pédagogiques qui ont enrichi sans cesse nos institutions.

Tu as une vraie sensibilité par rapport à l’accueil d’enfants en difficulté et dans ce sens, tu as mis ton expérience au service des autres en devenant animatrice de GAPP pendant de nombreuses années.

Sachant faire preuve de créativité pédagogique, c’est par le spectacle vivant comme l’an dernier « loup y es tu ? ›› que tu sais valoriser les élèves, en motivant les équipes ce qui produit un résultat remarquable, nous pouvons en témoigner, nous étions présents en visite de tutelle. Nous avons vu des enfants heureux, autonomes, respectueux, créatifs, en toute liberté.

Tu as su impulser une dynamique nouvelle dans I’ établissement, partenaire de multiples activités d’animation autour du livre, des arts, de l’ouverture au monde... de la solidarité.

Tu as su faire partager ta passion à l’équipe éducative pour développer I’ école et toutes ses activités.

Pendant toutes ces années, en toute intelligence, François David et toi, portés par une même idée de l’enseignement catholique, vous avez su développer dans l’intérêt de tous, un ensemble diocésain, un établissement congréganiste vivant en toute complétude de l’Evangile, avec la note particulière du Charisme de la Congrégation. Nous vous en remercions très sincèrement tous les deux.

Merci et félicitations Sylvie, nous voulions te dire à quel point nous admirons ce travail mais aussi, à travers toi, tous les enseignants et membres du personnel de l’école qui œuvrent pour améliorer sans cesse l’accès de tous à la meilleure éducation possible.

Merci car tu as toujours été engagée avec détermination pour vivre nos orientations éducatives et spirituelles symbolisées par cette phrase « c’est toi qui m’intéresses, toi qui es mon frère, ma sœur en humanité ».

Discours de Monsieur Paul Malartre, ancien Secrétaire Général de l’Enseignement Catholique

Chère Sylvie,

Quand j’ai été sollicité pour vous remettre les palmes académiques, je n’ai pu que répondre favorablement pour plusieurs raisons :

D’abord parce que c’était pour vous : Je vous avais repérée à l’occasion de la fête du livre à Brive en octobre 2007. J’avais participé au début de votre soirée lecture dans cette école Notre-Dame- Jeanne d’Arc et, comme disent les jeunes, vous m’aviez « bluffé » par votre maîtrise sereine pour obtenir le silence des enfants et pour les faire entrer dans un temps d’intériorité. Je m’étais dit : voilà une directrice qui assure…

Ensuite pour Brive. J’ai une pensée particulière pour les supporters (j’en connais au moins un...) du club de Rugby. Je leur exprime toute ma sympathie en cette épreuve de la descente…

Enfin pour l’ensemble scolaire Edmond Michelet. J’ai l’occasion ce soir de dire combien j’ai apprécié que sous l’impulsion de François David et de son équipe de qualité vous ayez été ici l’un des endroits de France où le message de nos Assises de l’Enseignement catholique a été le mieux accueilli, compris et mis en œuvre.
Pour être venu vous rencontrer plusieurs fois, j’ai observé combien le dynamisme pédagogique et éducatif de votre ensemble scolaire illustrait l’essentiel de la démarche proposée, à savoir révéler un sens de la personne de l’élève par un regard de confiance et d’exigence, un regard source et signe de l’espérance en l’avenir de chacun.

C’est bien ce que l’on retrouve dans votre propre itinéraire.

Après votre formation à Nantes, vous vous êtes tout de suite retrouvée pendant 3 ans dans une école dite « spéciale » qui accueillait des enfants qui ne trouvaient pas de place ailleurs. Vous avez rencontré là toutes les formes de handicaps, sociaux, physiques, psychiques. Vous avez ensuite connu pendant un an, à Genevilliers, une école également spéciale accueillant des enfants blessés de la vie.
Il était finalement assez naturel que vous vous engagiez ensuite pendant 4 ans à l’école d’Orly des Apprentis d’Auteuil. Là encore vous avez rencontré des enfants qui, m’avez-vous dit, vivaient des histoires terribles.

On peut dire que déjà pour ces 8 premières années de votre parcours, où, pour le moins, vous n’aviez pas choisi la facilité, vous méritiez que notre République vous honore par cette distinction et que l’Enseignement catholique salue votre présence auprès des plus démunis. Vous avez ainsi rejoint d’emblée et connu de l’intérieur ce que notre Pape François appelle si bien les « périphéries ».

J’ai toujours pensé que si nous ne réussissions qu’avec ceux qui auraient de toutes façons réussi, nous n’aurions pas beaucoup de mérite. Le plus dur, en éducation et dans l’enseignement, c’est d’aider à faire grandir et réussir ceux qui auraient pu et parfois dû ne pas réussir. Vous avez ainsi contribué à transformer le fatalisme, la programmation en inattendu du potentiel et des talents parfois cachés de tout enfant.

Et vous êtes arrivée à Brive en 1995, pour vivre dans un autre contexte les mêmes valeurs.
Vous avez été enseignante pendant 7 ans, avant que la tutelle des Sœurs de Nevers vous demande de prendre la direction de l’école Notre-Dame-Jeanne-d’Arc en 2002. Les Sœurs n’ont pas dû avoir une mauvaise idée puisque vous êtes toujours dans cette fonction aujourd’hui...
Si j’ai plaisir à vous décorer ce soir, c’est aussi parce que j’ai toujours pensé que les chefs d’établissement du 1er degré jouaient un rôle essentiel dans l’Enseignement catholique.

L’une de mes fiertés de Secrétaire Général est d’avoir fait voter en 2006 le premier statut des Chefs d’établissement du 1er degré. Ils étaient trop souvent considérés alors comme des enseignants exerçant en plus un service de Direction. Pire, cette fonction était parfois considérée comme un engagement bénévole puisqu’il était souvent exercé par des femmes …
Or il n’y a pas de différence de mission entre le 1er degré et le second degré. Tout chef d’établissement est artisan de cohérence, animateur avec son équipe de la Communauté éducative pour mettre en œuvre un projet qui relie dans une même démarche la qualité de l’enseignement, l’éducation de la personne dans toutes ses dimensions et la proposition d’un sens de l’homme et de la vie éclairé par l’évangile.
C’est bien ce que vous vivez depuis 16 ans. Je me suis laissé dire que vous vous caractérisez en plus par une constante créativité pédagogique, par une volonté d’innovation qui n’est pas une fin en elle-même mais moyen d’actualiser les réponses aux besoins et aux attentes des générations d’élèves qui se renouvellent de plus en plus rapidement. Vous avez eu aussi le souci du travail en équipe et de la formation de ces équipes. Ce souci explique que vous vous soyez investie dans la formation au niveau régional , en particulier dans le cadre de Formiris Sud-Ouest.

De cet itinéraire, de la région nantaise à Brive, de vos divers engagements et responsabilités, nous voyons facilement se dégager ce qui vous a portée :
- le souci de l’accompagnement le plus adapté possible des enfants dans leur fragilité ;
- la conscience qu’en éducation on n’est jamais au point, et qu’il faut chercher et se former sans cesse ;
- la conviction que l’intuition bienveillante pour les enfants et la compassion permettent de réaliser des miracles ;
- l’enracinement dans une foi simple et incarnée : permettez-moi de rapporter ce soir que votre texte d’évangile préféré est celui du lavement des pieds. On peut y lire que le responsable est serviteur en s’abaissant et en s’effaçant pour que les autres croissent en humanité.

On comprend mieux alors que le sens de votre engagement éducatif a toujours été ancré dans votre Foi, dans votre espérance en tout enfant et en toute personne.

Ce rappel de votre parcours, de vos convictions, de votre regard sur l’enfant confirme que l’Education Nationale et l’Enseignement catholique se devaient de les mettre en relief et de vous honorer parce que vous les avez honorés.

Au nom de tous ceux qui vous entourent ce soir, au nom de tous ces visages d’enfants que vous avez rencontrés sur votre route, je vous exprime, chère Sylvie, notre reconnaissance et notre merci.

Discours de Madame Sylvie Pierre

Monsieur le Secrétaire Général de l’Enseignement catholique, Monsieur le Directeur de l’ensemble scolaire, Monseigneur, Mesdames les déléguées de tutelle, Monsieur le Directeur diocésain, Mesdames et Messieurs les élus, chers collègues, chers amis, chère famille.

C’est avec un immense honneur mais aussi beaucoup d’émotion et de gratitude que je reçois aujourd’hui ces palmes académiques. Émotion d’être décorée par vous Monsieur Malartre qui nous avez si bien guidés à la tête de l’Enseignement catholique et plus encore pour moi la nantaise d’être décorée par le Stéphanois que vous êtes, en souvenir des grandes heures du FCN ce n’est pas rien ! _ Mais quel stéphanois !

Gratitude envers toi François , pour avoir pensé à moi. Face à ton engagement personnel au service des autres et de l’enseignement catholique en particulier , je mesure l’hommage qui m’est fait.

Mais pour tout dire, cet immense honneur a été jusqu’à il y a encore très peu de temps source d’un non moins immense questionnement voire d’une gêne.

L’ai-je bien méritée cette distinction ? En suis-je vraiment digne ?

Ma vie professionnelle auprès des enfants, des familles, de mes collègues n’a été marquée d’ aucun éclat particulier. La nécessité pour moi de vivre selon mes convictions profondes avec la sensibilité qui est la mienne a guidé mes choix simplement, naturellement.

Ma chance c’est mon parcours jalonné de rencontres extraordinaires et déterminantes qui ont étayé ce qui se révélait au fond de moi.

Je veux rendre ici hommage à mes premières collègues de Vallet dans le vignoble nantais. Dans une école alors dite « spéciale », une maison où étaient accueillis des enfants, internes pour la majorité d’entre eux et que l’on ne savait pas où mettre. De l’enfant sourd à l’enfant hémiplégique, de l’enfant trisomique à l’enfant aux troubles du comportement, tous arrivaient là et y trouvaient leur place. Ces femmes avaient travaillé toute leur vie durant dans un souci d’efficacité et de recherche . A l’heure de la retraite, elles voulaient transmettre toute cette ferveur pédagogique dont elles avaient fait preuve. J’ai ainsi découvert l’imprimerie Freinet, la méthode Ramain mais aussi un engagement humain et chrétien extraordinaire de simplicité, de bienveillance et d’ouverture.

Ce sont elles les premières et je pense plus particulièrement à Juliette Gauffriau très engagée par ailleurs dans ATD quart monde , qui m’ont donné le goût de la formation, de l’innovation, et de croire en l’inattendu de la personne. Là-bas, pas de dossier d’élèves mais le devoir de tout mettre en œuvre pour les accompagner au mieux.

A cette même époque et sous leur impulsion, j’ai eu la chance de rencontrer cette fois si dans le vignoble sancerrois, Marie-Louise Aucher fondatrice de la psychophonie , une autre femme remarquable. Cette cantatrice avait découvert la résonance des notes dans le corps retraçant ainsi sans le savoir tout le schéma des points d’acupuncture et développant grâce au chant, des techniques de concentration, de respiration et de développement personnel que l’on pouvait appliquer aux enfants. Un bel outil dont je me suis emparé.

Puis il y a eu Paris et sa proche banlieue : le port de Gennevilliers et les batailles de rats morts à la récré. Un nouvel univers dans une école qui dépendait du ministère de la santé accueillant des enfants au bord de la rupture avec leurs familles... Nous y étions en binôme dans les classes : un enseignant et un éducateur. Il fallait bien toute cette équipe pour faire face au désert éducatif, social, affectif que vivaient ces enfants. Là, j’ai rencontré Madame Pasquier formatrice Montessori qui m’a enseigné les bases de cette formidable approche pédagogique J’ai eu l’impression davantage d’y éduquer, d’y écouter que d’y enseigner.

Un an plus tard, j’ai intégré l’école du Saint-Esprit à Orly sous tutelle des Orphelins Apprentis d’Auteuil. Les journées de pré-rentrée nous laissaient un goût bien amer mêlant tristesse, révolte, incompréhension face aux situations familiales que l’on nous présentait mais où là encore je découvrais des enfants pétris d’envie et d’espoir de grandir dans un cadre positif, constructif, sécurisant. La pédagogie de projet y était reine, les classes à la montagne « hors les murs » permettaient d’abandonner pour un temps les colères, les crises, les grossièretés, les angoisses. Une école de toutes les intelligences, où l’on se devait encore plus d’espérer en chacun. « Toi maîtresse , je sais que tu es contente quand je travaille bien , mais moi ma mère elle s’en fout »…

Enfin Brive la Gaillarde, dont je ne connaissais que l’accent du contrôleur de train.

Un premier rendez-vous avec François David, des projets dans tous les sens, un enthousiasme débordant et une invitation à découvrir le projet musique à l’auditorium du conservatoire. Les dés étaient jetés . Un partenariat extraordinaire avec le conservatoire, une foire du livre pleine de promesses, des classes d’environnement grâce à une mairie à nos côtés. Bref mon côté créatif était conquis et j’étais sous le charme de cette école et de l’engagement exemplaire de chacun que j’y pressentais, quelque soit son poste ,et de toutes ses associations qui en décuplaient la richesse, l’APEL, l’OGEC, les anciens.

Devenue directrice , j’ai goûté plus encore , grâce à Sœur Mireille, au charisme de notre tutelle innovante, soucieuse de formation, bienveillante, portant son regard sur le plus petit et sur chacun. Je garde en moi cette petite phrase de Marie-Louise Célier reçue comme un cadeau lorsque je me formais pour animer les groupes d’analyse professionnelle,les fameux GAPP : « Qu’est-ce que je peux changer en moi pour faire évoluer l’autre ? ». Et au cœur de nos rencontres de chef d’établissement du réseau Nevers, les exemples de Britt -Mari Barth, de Monica Gather Thurler entre autres ont été autant de sources de questionnements et de recherches pédagogiques pour adapter toujours et encore nos pratiques professionnelles. Comme le dit St Exupéry « le véritable enseignement n’est point de te parler mais de te conduire ».

Et pour me conduire, j’ai eu cette autre chance, celle de croiser nos frères franciscains et leur douce présence : douce par la liberté laissée à chacun, présence car chacun est rejoint par la simplicité et la force de leur accompagnement.

Dans le même temps, les assises de l’enseignement catholique que vous avez impulsées Monsieur Malartre concrétisaient toute l’ouverture, toute la dynamique de nos actions. Le sens, la confiance, le regard.

Alors quel mérite pour moi, portée, encouragée, accompagnée ?
C’est en allant avec les élèves de CM2 à la monnaie de Paris lieu de fabrication des pièces mais aussi des médailles honorifiques que j’ai trouvé le sens de cette récompense et que je l’ai pleinement assumée.

En visitant les ateliers, en rencontrant les artistes œuvrant à chaque étape dans une parfaite humilité mais aussi une grande fierté, celle d’être un rouage essentiel dans l’élaboration d’une œuvre, chacun à sa mesure, dans le respect d’une grande tradition et avec un souci de modernité et de beauté que j’ai éprouvé au plus profond de moi, la satisfaction d’avoir participé à l’œuvre d’éducation, et d’enseignement juste à ma mesure mais fièrement à ma mesure conformément à mon engagement avec l’état et avec tout le sens que notre caractère propre permettait. En me couchant hier soir, j’ ai rouvert un vieux livre « les hauts lieux » . En le feuilletant , je me suis dis que je devais vous partager ces mots de l’alpiniste Michel Deshorbay.

Montagne, citadelle, tables verticales de la loi gravées des deux forces qui font et défont le monde , pesanteur qui dispose l’assise et élan qui aiguise Elles dessinent l’homme aussi... temple aux entrées à chercher, aux chemins difficiles n’allant pas où l’on croit...Un sommet n’est le terme qu’en apparence et le chemin n’a de sens que s’il mène au cœur de soi...De même que le vol et le chant de l’oiseau sont contenus dans le silence de l’oeuf...Où situer le moment, le lieu, le cours d’une vie où se présentent les circonstances et les embranchements ouvrant à un chemin plutôt qu’un autre ?.. Une porte que l’on n’attendait pas brusquement est ouverte et déferlent la lumière et l’espace..En vérité cette porte on ne la voit pas s’ouvrir...Ainsi se font les chemins...Leur trace à peine creusée, comblée, effacée, chaque pas nouveau étant germe posé...Pris isolément, aucun point n’a de sens, mais la ligne tirée elle, que dit-elle ? Ne se découvre à l’homme que ce qu’il cherche, même ne le sachant pas...Et ne lui est donné que dans l’échange d’un dénuement..Le chemin le conduit, l’attire, l’émerveille et d’une manière ou l’autre l’engage plus avant...Les limites qui cernent sont des barrières à franchir...et chaque dépassement est une étape nouvelle au bout de laquelle une autre porte à forcer ouvre une autre terre à explorer...Parmi les sommets qui réhaussent le monde, il en est un d’ordre majeur que chacun peut gravir. C’est celui qu’il est possible et probablement nécessaire d’ériger en soi...L’obstacle est nécessaire aux mouvements de la vie...Alors vient en l’homme la force qui le construit.

Je partage ce soir avec chacun d’entre vous la plénitude qui m’habite car je suis ce que vous avez fait de moi, ce que vous avez fait grandir en moi à chaque étape de ma vie professionnelle.

Quand je suis arrivée dans cet établissement François m’avait confié la mission de présenter les vœux. J’étais la plus jeune recrue à l’époque. Je me rappelle vous avoir parlé du désert que j’affectionne particulièrement pour son silence et son rayonnement et je vous avais souhaité en référence à Saint-Exupéry qui disait cette magnifique phrase « ce qui embellit le désert c’est qu’il cache un puits quelque part » , je vous souhaitais donc de trouver le puits ou puiser votre force pour accompagner au mieux ceux dont nous avons la charge : j’ai trouvé ma force en chacun de vous et je vous remercie du fond du cœur pour cette énergie transmise, cette confiance solide.

Merci à vous tous, merci plus fort encore à ma famille, mon pilier, mon cœur battant, ma source véritable. « Je n’ai d’existence qu’au sein de nous » disait Albert Jacquard, moi, je n’ai d’existence qu’au sein de vous.

Portfolio

001. Intervention de Mme Marie-Claude Moncorger, Déléguée de la Tutelle des Soeurs de Nevers 002. Intervention de M. Paul Malartre, ancien Secrétaire Général de l'Enseignement catholique 003. 004. Sylvie Pierre, Chef d'établissement des Écoles Notre Dame - Jeanne d'Arc de notre Ensemble Scolaire, a reçu les insignes de Chevalier des Palmes Académiques, des mains de M. Paul Malartre, ancien Secrétaire Général de l'Enseignement catholique 005. 006. 007. Les Petits Chanteurs de notre Ensemble Scolaire, , sous la direction de Simon Lehuraux, ont participé à cette cérémonie. 008. Les Petits Chanteurs de notre Ensemble Scolaire, , sous la direction de Simon Lehuraux, ont participé à cette cérémonie.

Accueil du site | Espace privé | Webmaster | Nous contacter

Site réalisé avec SPIP 1.9.1 + ALTERNATIVES

     RSS fr RSSEn direct de l’école RSSEvènements   

L'Ensemble Scolaire Edmond Michelet ne saurait être tenu  responsable du contenu des sites extérieurs en lien sur nos pages

AFC