Ensemble Scolaire Edmond Michelet - Brive (Corrèze)
Voeux 2015

Des voeux de Paix partagée

mercredi 7 janvier 2015 par F David - Chef d’établissement , K Lutterbeck

Ce mardi 6 janvier avait lieu la traditionnelle cérémonie de vœux de l’Ensemble Scolaire Edmond Michelet, des vœux pour une année de Paix.

Rassemblée autour d’ «  une certaine idée de l’éducation  » - pour reprendre les mots de François David, le Chef d’établissement – celle qui place l’Homme au centre de toutes les préoccupations dans le respect de ce qu’il est, de ce qu’il vit et de ce qu’il croît, la communauté éducative de l’Ensemble Scolaire Edmond Michelet avait invité, ce mardi 6 janvier, les amis de l’école, ceux avec qui elle travaille et les personnalités de la cité et du pays de Brive, à se retrouver autour de la galette des rois pour se souhaiter une bonne et heureuse année… une année de dialogue, de rencontre et de Paix.

Vivre l’Europe

Après quelques notes de musique brillamment interprétées par Quentin du Verdier au piano et Benjamin Lajoie au violon, tous deux élèves au Lycée Bossuet, Klaus Lutterberck, professeur de nationalité allemande de l’Ensemble Scolaire a présenté ses vœux. M Lutterbeck s’est dit ravi de cette « expérience très intéressante pour un allemand d’origine protestante d’enseigner dans un établissement catholique en France ». Il a expliqué la joie pour les personnes de sa génération d’avoir vu en 1989, le rideau de fer se lever et l’Europe se reconstituer après un trop long sommeil. « Il faut vivre l’Europe » a-t-il conclu et « c’est pour cela que la Semaine Européenne de l’Ensemble Scolaire, le mois prochain, est une bonne chose ».

Être attentif à l’Autre

François David, Chef d’établissement, a alors présenté ses vœux. Il a appelé à être « des porteurs d’Espérance attentifs à l’Autre » ; et à « inviter par nos actes, les jeunes à être demain acteurs d’un monde où l’Homme sera pour eux plus important que l’argent, l’être plus essentiel que l’avoir, le rassemblement plus valorisant que la division, le respect de la parole donnée, un principe de vie qui fera d’eux des hommes honnêtes, fiables et libres ». Puis, il a fixé trois défis à relever en cette année 2015 en invitant à se retrouver dans un an « pour vérifier si nous avons tenu parole ».

Dialogue et rencontre

Celui du dialogue et de la rencontre, d’abord, « peut-être les seules voies, qui pourront permettre de construire la paix » (Pape François). Pierres fondatrices de la 8ème Semaine Européenne que va vivre l’Ensemble Scolaire du 14 au 20 février durant laquelle sera notamment présente une délégation de l’École juive de Strasbourg, membre du réseau ORT, qui va partager avec des élèves de l’établissement briviste une exposition sur les « Justes parmi les Nations ».

La parole est aussi donnée à « des hommes de dialogue et de Paix » durant la 9ème saison des « Questions Actuelles » organisées avec la Communauté franciscaine de Saint Antoine. Une saison qui a commencé ce jeudi 15 janvier avec « Pierre et Mohamed » ; pièce de théâtre symbole de dialogue interreligieux et de Paix partagée entre Mgr Claverie, Évêque d’Oran, et Mohamed Bouchikhi, son chauffeur…

Enfin, l’établissement se mobilise pour « aider les chrétiens d’Irak qui ont dû fuir leur terre non pas à cause de ce qu’ils y font mais à cause de ce qu’ils sont », en participant - en lien avec l’Enseignement Catholique Français - à la construction d’une école à Erbil au Kurdistan. Invitant à « réunir ensemble les 10 000€ nécessaires à la construction d’une classe », François David a ajouté « nous voulons éduquer nos jeunes à la compassion, au partage, au refus de l’indifférence », concluant « l’éducation est sans doute avec le dialogue ce qui sort les hommes de l’obscurantisme et de la haine ».

Second défi celui de répondre aux attentes des familles par des équipements appropriés, leur confiance « fait le devoir d’être toujours plus accueillants dans des locaux suffisants et le mieux équipés possibles » a rappelé François David et d’annoncer le lancement de constructions nouvelles.

Troisième et dernier défi celui « d’un établissement catholique qui accueille sans sélectionner et veut être toujours davantage l’Ecole de l’accompagnement de chaque jeune »… au nom de Celui qui, il y a 2000 ans, a dit à ceux qui venaient à sa rencontre : « Lève toi et marche ».

Retrouvez ci-dessous les discours de Klaus Lutterbeck, professeur, et de François David, Chef d’établissement.

Voeux de Klaus Lutterberck, professeur d’Allemand et d’Histoire

Cher M. David, chers collègues, chers parents, chers élèves, chers anciens .... Chers membres de la communauté éducative .... A vous tous, mes meilleurs vœux pour l’année 2015 !

Je connais déjà le Lycée Bossuet depuis la rentrée 2013, à l’initiative de M. David qui m’a invité à participer à l’enseignement dans le cadre des cours préparatoires pour les épreuves d’admissibilité des Instituts de Science politique. J’étais et suis ravis d’apporter mon soutien à des élèves qui ont choisi une telle démarche ambitieuse.
C’est une expérience très intéressante pour un allemand du nord d’origine protestante d’enseigner dans un établissement catholique en France.
Depuis la rentrée 2014 j’enseigne aussi l’allemand et la philosophie et je suis très content de cet esprit accueillant et ouvert que j’ai rencontré parmi les collègues de même que parmi les élèves et leurs parents.

Bien que personnellement l’arrivée en France depuis fin 2010 et l’entrée dans l’Ensemble scolaire Edmond Michelet est extraordinaire, j’étais un peu étonné quand M. David m’a invité à raconter un peu l’itinéraire qui m’a conduit en France et finalement chez vous : Qu’y a-t-il d’exceptionnel pour un allemand, européen donc, à venir s’installer en France et à y travailler ? On est en Union européenne, la liberté de circulation fait partie des droits fondamentaux à la base de cette union. Il y a des gens ici qui ont un itinéraire beaucoup plus long derrière eux comme mes charmantes collègues chinoise et syrienne.
Moi j’ai effectué mes années formatrices à une époque ou le nationalisme et l’État national semblaient être devenus démodés, vieillis et prêts à être mis au rancart.
Pour nous l’identité nationale n’était pas si importante que ça, et les amis français que j’ai rencontrés pendant l’été 1989 sur un camping dans le Gers étaient tout à fait du même avis. On était européen, et au-delà des différences d’origines qui n’étaient pas essentielles, ce qui nous semblait plus important c’étaient les choses qui nous rapprochaient et notamment les avis convergents par rapport à des sujets politiques.
Restait seulement l’obstacle de la langue, grand obstacle, mais qui représentait en même temps un défi très motivant.

Ainsi la patrie était l’Europe, et nous étions ravis de voir, une fois le rideau de fer levé, l’Europe culturelle en train de se reconstituer après son long sommeil. Pas question que la construction européenne se fasse à peu près comme la construction de la République fédérale d’Allemagne, mais dans un contexte paisible de croissance, plus ou moins stable. C’étaient les guerres mettant fin à la Yougoslavie de Tito qui nous ont éveillé de tels doux rêves. Néanmoins j’ai toujours gardé cette identité non-nationale mais européenne et probablement je représente en cela une grande partie de ma génération dans nos deux pays.

Et c’est vrai, en tant qu’allemand on ne se sent pas a l’étranger en France : Rien d’étonnant peut-être qu’il en soit ainsi dans les métropoles internationalisées comme à Paris où à Lyon où j’ai passé des séjours de recherche très agréables. Mais c’est pareil ici à Brive et là où j’habite, dans le Lot, et en Dordogne, où j’ai maintenant des amis proches. Alors pas de raison de m’exprimer plus longtemps ? – C’est tout le contraire, je pense. Et aujourd’hui les références les plus importantes ne sont plus les deux grandes guerres du vingtième siècle. Après tout on va fêter le soixante-dixième anniversaire de la fin de la deuxième guerre dans cette année, et dans trois années le centième de la fin de la première. Aussi les gens qui ont vécu les années noires durant lesquelles le lycée Bossuet a accueilli des professeurs refugiés de l’Allemagne nazie commencent à devenir rares. Les guerres et « l’inimitié héréditaire » sont heureusement devenues des affaires historiques.

Je trouve que le fait d’être si bien accueilli par vous c’est avant tout exceptionnel et extraordinaire vu la situation actuelle où l’intégration européenne est devenue une affaire rationnelle et non plus une affaire qui tient à cœur, si elle n’est pas rejetée clairement. C’est exceptionnel parce que, de moins en moins de jeunes s’intéressent respectivement à la langue de l’autre pays, et le grand sujet c’est toujours et encore l’économie et non la vie, la culture, les pensées, les envies des autres. C’est d’autant plus extraordinaire que la mobilité de la population fait défaut : Combien de vos parents ou amis travaillent en Allemagne ?
Moi je ne connais personne qui s’est installé en France. C’est pour cela que la Semaine européenne qui va bientôt venir est une très bonne chose et est plus importante aujourd’hui que jamais. Il faut vivre l’Europe et c’est ce que je fais chez vous à Brive et dans ma vie privée dans le Lot avec des voisins et amis français, néerlandais, anglais et d’origine italienne. C’est seulement ainsi qu’on comprend vraiment une autre culture et pas seulement par des études scolaires où supérieures.

Dans ce sens je remercie tous ceux qui m’ont volontairement aidé à m’orienter dans le système éducatif français, qui m’aident chaque jour dans mon enseignement et qui sont là à midi à la cantine pour partager un moment de discussion. De même mes remerciements vont aux élèves curieux qui me posent souvent des questions inattendues. J’en profite et je découvre la langue allemande avec un regard de l’extérieur.

Une très bonne année 2015, beaucoup de succès, bonne réussite aux examens pour les élèves et pleines de bonnes choses pour vous tous !

Voeux de François David, chef d’établissement

Pourquoi une cérémonie des vœux (la 25ème déjà) alors que tant de souhaits ont été échangés par tous les moyens de communications depuis une quinzaine de jours et que nous savons bien que , hélas, tous nos vœux ne se réaliseront pas .
Parce que.

Parce que s’il y a toujours dans la société des augures qui affirment que tout est foutu ( il suffit de regarder le monde et les comportements des hommes pour observer que la parole donnée n’est plus une valeur et que l’imagination est sans limites pour justifier que l’on n’a pas pu faire ce que l’on avait dit) éduquer c’est précisément affirmer toujours et encore , y compris dans notre Occident a la démographie vieillissante et à l’optimisme en berne , que l’avenir est ouvert pour qui le veut vraiment

dit autrement
"que si le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté"

Alors ce soir, je voudrais vous (nous) souhaiter avec un optimisme raisonné et lucide 3 voeux et nous donner 3 défis pour 2015 :

de mettre notre énergie à être des personnes fiables et fidèles qui seront des porteurs d’Espérance pour celles et ceux qu’ils croiseront sur le chemin de leurs vies, partageant avec les uns les moments difficiles (santé, souffrance, déceptions de tous ordres, résultats scolaires) savourant avec les autres les moments de bonheur avec d’autant plus d’intensité qu’en cette période de crise, et pas uniquement économique, ils se raréfient . En un mot être attentifs à l’Autre.

de créer les occasions pour que l’ensemble humain que forme notre communauté partage.

- une certaine idée de l’éducation qui invite au respect de chaque personne ; voilà pourquoi nos anciens élèves sont sacrés et que nous sommes fiers quand leurs engagements vont dans le sens des valeurs éducatives reçues ici.

- la modestie de douter assez d’elle même pour se renouveler et innover sans cesse en ne se considérant jamais arrivés mais toujours en recherche.

- l’amour passionné d’une mission d’éducation qui demande de répondre aux défis de l’évolution du monde sans se lamenter mais en se remettant chaque matin à l’ouvrage avec passion, cette passion que nous nommons passion d’Espérance.

- d’inviter chaque matin par nos actes plus que par nos mots de témoins, par nos attitudes et nos projets un peu fous, les jeunes à être demain acteurs d’un monde où l’homme sera pour eux plus important que l’argent, ce que l’on donne plus enrichissant que ce que l’on reçoit (on peu le dire sous le patronage du Père Ceyrac) l’être plus essentiel que l’avoir, le rassemblement plus valorisant que la division , le respect de la parole donnée quel qu’en soit le prix, un principe de vie qui fera d’eux des hommes honnêtes, fiables et libres . .

Ces 3 vœux je nous souhaite de les vivre au cœur des nombreux défis qu’avec les moyens qui sont les nôtres c’est à dire des moyens matériellement limités nous allons tenter de relever en cette année 2015. Et je vous invite à en partager 3 à nous retrouver dans un an pour vérifier si nous avons tenu parole.

- 1er défi celui du dialogue et de la rencontre.

2015, année de la 8ème semaine européenne, née il y a 21 ans.
Même si le rêve qui m’a habité depuis deux ans et qui a été réel jusqu’en Juin dernier de rassembler dans notre cité gaillarde un Choeur palestinien et un Choeur Israélien, n’a pu, à cause du conflit, perdurer jusqu’à aujourd’hui, nous oserons dire que le dialogue seul et par conséquent la rencontre, comme l’affirme notre Pape François et comme l’a vécu en son temps Francois d’Assise, sont les voies, peut-être les seules qui pourront permettre de construire la paix. Alors nous allons oser et une nouvelle fois allons travailler, chanter, exposer, marcher, prier ensemble avec des jeunes originaires des 5 continents.

Vous trouverez sur le site le détail de ces Journées et je ne veux pas, ce soir, en faire l’inventaire exhaustif mais vous inviter à nous arrêter sur des projets symboliques de cette rencontre en plus de l’œuvre musicale écrite spécialement pour nous.

  • La présence d’une délégation de l’Ecole juive de Strasbourg, membre du réseau ORT qui a subi les foudres du stalinisme, du nazisme et qui est toujours présent dans le monde entier. Elle partagera avec une équipe de nos élèves, une belle exposition sur les "Justes parmi les nations", sur ces femmes et ces hommes qui ont fait, en leur temps, tout simplement leur devoir. Une équipe de nos jeunes témoignera de l’action d’Edmond Michelet qui, dès 1938, à accueilli des adversaires du chancelier Nazi et de nos maisons dont les directeurs ont accepté de les accueillir ici. C’est d’ailleurs pour cela que le choix de Klaus Lutterberck (qui a prononcé un discours de Voeux lors de cette cérémonie. ndlr) a un sens tout particulier. Nous inaugurerons cette exposition commune et partagerons ce témoignage avec des jeunes chrétiens européens, mais aussi avec des jeunes chinois musulmans. Et vous y êtes d’ores et déjà conviés.
  • Nous donnerons la parole à des hommes de dialogue et de Paix :

En avant -première le 15 janvier dans cette espace Ceyrac nous commémorerons le souvenir du martyre de Monseigneur Claverie et de son chauffeur Mohamed. Cet évêque d’Oran homme de paix et de dialogue, venu à Brive il y a 21 ans, quelques mois avant qu’une autre barbarie ne l’assassine, lui et son chauffeur musulman. Un spectacle qui a connu un grand succès à Paris et qui sera en après-midi présenté aux élèves et en soirée à la ville dans cet espace Ceyrac.

Le 19 Mars, un frère Franciscain spécialiste du dialogue interreligieux et qui vit en Turquie viendra avec son ami Imam nous faire partager leur conviction que si le dialogue est possible le soutien est indispensable.

Enfin le 21 avril nous nous souviendrons autour d’une pièce de Théâtre encore de la place éminente du Général de Gaulle et de Konrad Adenauer dans la construction de l’Europe.

  • Le dialogue avec ceux qui sont différents, qui est une conviction profonde, ne doit pas nous empêcher d’apporter notre soutien à nos frères Chrétiens en souffrance. Nous savons tous qu’ils doivent fuir leur terre non pas à cause de ce qu’ils y font mais à cause de ce qu’ils sont, comme ont du fuir pour les mêmes raisons les juifs que les justes ont cachés.

Merci à toutes les collectivités qui cette année encore nous aident pour cette grande aventure comme ce fut le cas depuis 21 ans mais comme notre manifestation monte en puissance l’aide demandée est plus forte à chaque édition. Merci de nous accompagner.

Nous avons décidé de nous mobiliser ici à Edmond Michelet (mais nous sommes prêts à accueillir tous ceux qui voudraient nous rejoindre ) et de participer , en lien avec l’Enseignement Catholique Français , à la construction d’ une école à Erbil au Kurdistan où nos frères chrétiens d’Irak sont en exil. Dans nos maisons nous ne sommes jamais restés indifférents ici à Brive. Nous ne l’avons pas été en 1938, en 1981 face à la souffrance de nos amis polonais, nous ne sommes pas restés indifférents à celle des jeunes du Burundi ou du Mali, nous avons répondu à l’appel du Père Ceyrac lors du tsunami d’il y a 10 ans, nous avons entendu l’appel de nos amis Mashiko lors du tsunami japonais. Ainsi je vous invite à réunir ensemble les 10 000€ nécessaires à la construction d’une classe. C’est cela être et former à être des TVLA , parce que nous voulons éduquer nos jeunes à la compassion, au partage au refus de l’indifférence. Et avec vous, nous relèverons le défi parce que l’éducation est sans doute avec le dialogue ce qui sort les hommes de l’obscurantisme et de la haine.

- 2ème Défi, celui de répondre aux attentes des familles par des équipements appropriés :
La confiance grandissante des familles est pour nous une motivation mais elle nous fait le devoir d’être toujours plus accueillants dans des locaux suffisants et le mieux équipés possibles.

Nous devons donc nous lancer dans des constructions. J’espère pouvoir vous accueillir pour les vœux 2017 dans les nouveaux locaux et de faire en sorte qu’en cette fin d’année scolaire et je l’espère en partie à la fin du mois de Janvier une bonne partie de nos classes soient équipées pour que l’enseignement par le numérique entre encore davantage dans notre enseignement. (merci Ogec)
Cela va nous demander des sacrifices car l’argent mis sur les constructions ne sera pas utilisé ailleurs où les besoins sont pourtant bien réels. Et puisque nous parlons défi, oserais-je dire que je serais heureux que le défi que la loi soit appliquée pour nous en Limousin soit non seulement relevé mais réalisé . Jamais nous avons été aussi prêt d’un accord entre hommes de bonne volonté (tiens le thème de notre semaine européenne)et d’ ultime et rapide réunion pourrait à mon sens y parvenir sans attendre la décision du droit qui est à l’évidence de notre côté. Et si cette année 2015 était celle d’un accord juste et durable.
Toujours une question de parole ! Rendez-vous dans un an.

J’en profite pour redire que nous avons été sensibles au fait que les candidats aux élections municipales aient tous affirmé leur soutien pour que notre ensemble scolaire puisse disposer comme les autres établissements de Brive d’un gymnase à proximité de Bossuet pour que les quelques 1200 élèves de notre collège et de notre lycée puissent travailler correctement.
Encore une question de parole ! Rendez-vous dans un an.

- 3ème Défi, celui d’un établissement catholique qui accueille sans sélectionner et veut être toujours davantage l’École de l’accompagnement de chaque jeune.
Dans plusieurs niveaux de classe les demandes excédent les places disponibles. _ Nous pourrions choisir les meilleurs éléments et laisser à d’autres établissements les élèves en difficultés.
Nous ne le ferons jamais. Nous continuerons à accueillir tous les jeunes et le seul critère sera la place disponible. Nous continuerons à mettre en œuvre (ce qui a un coût même si cela n’a pas de prix) un accompagnement pour chacun au nom de notre fidélité à l’Évangile et ce faisant nous nous mettons au service de la nation, de la république et de l’Église.
Je veux ici remercier les enseignants qui dans leur quasi totalité me soutiennent dans cette ligne même si elle implique pour eux plus de travail et d’engagement. Ils témoignent qu’il n’y en a pas de plus haute exigence que celle qu’on s’impose à soi même d’abord pour le service des jeunes. Il est là le secret de la réussite.

Voilà modestement vécu sur notre périmètre une certaine idée de l’enseignement et de l’éducation , et qui nous rend fier de participer à l’éducation des jeunes de notre cité et de notre pays.

Cette idée puise son Sens dans une certaine idée de l’Homme, "la seule querelle qui vaille" a écrit le Général de Gaulle. Elle se veut aussi et surtout fidèle à la parole donnée il y a 2000 ans par Celui qui, parcourant les routes de Palestine, enseignait lui aussi à ceux qui venaient à sa rencontre et leur disait sans se demander quel était leur passé, leur comportement, leur rang social, leur état de santé, leur conviction politique.

Il les accueillait tels qu’ils étaient et leur disait ce mot de confiance a priori et de liberté : Lève toi et marche.

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